Tantra

C’est tout liquide …

Je suis de rimes étroites

Sous tes mains moites

Elles glissent 

Sur mes jambes étroites

Pour se faire la malle…

Les bougies sont toutes éteintes

Dans la chambre aux grandes plinthes

Les couleurs doucement peintes

Cette nuit j’ai porté plainte

Contre le ciel

C’est que parfois

Je crois qu’il me laisse

Trop loin de toi

Et ça me blesse

Et je ne cesse

De penser à nous

Oui il est vrai

C’est des matins à devenir fou

Je crois que je suis

comme le vent

Qui passe dans un élan

Pour s’élancer autour de moi

Et je t’entends 

Dans les graves de ma voix

Me dire des mots tendres

Pour me surprendre

Alors je suis à m’étendre

Dans un hamac d’ivresse

Comme à me suspendre

Dans la paresse

Et si je sais t’aimer de loin

Il m’arrive, c’est certain

D’être un peu gauche

Ou de ne savoir pas très bien

Comment penser ou dire

Des mots juste nés

de mon délire

J’ai porté plainte

Contre l’univers 

Il m’arrive dans un râle 

comme une complainte

à penser que la mappemonde

N’est pas si ronde

Et lorsque dans mon esprit

Ça ne tourne pas rond

Si je fais comme si

Tout était dans la forme

Ou dans le fond

Dans la juste dimension

Je crois qu’il serait judicieux

De nous permettre

peut-être juste un peu…

D’être amoureux

Elle est partie

Et je suis en galère

Dans mes galères

Je vogue en mer baltique

Sur ma galère

Et les océans

Nés de mes larmes

Sont un monde néant

Où, oui ma belle

J’avoue je rame

Je vais mourir je pense

Noyé dans ma démence

Si l’amour trop souvent

Vers toi j’y pense

Je songe à ton visage

Où ma main passe

En délicatesse

C’est un peu sauvage

Qu’elle est entrée dans ma vie

Et ma vie cesse

Je ne pense pas tenir

Sauf si il faut m’y tenir

A tes chevilles me retenir

Je me raccroche à mes démons

Qui me parlent de leurs passions

Et je me perds loin de ma raison

Ou au fond de mon caleçon

Mais aucune n’a ta bouche

Ou même tes secousses

Ni ton sourire

Je peine à penser

Au bel avenir

Que j’avais pensé

se dessiner

Près de tes rires lointains

Maintenant mes matins

Sont en terres ravagées

En si peu de temps

J’ai pris tellement de rides

Et mes yeux

ont changés de teintes

Sont devenus blancs 

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