Tout ondule
Mes pas ont laissés derrière eux
une partie de moi
Les monts ensevelis d’eau
Le froid du Nord
Je suis ce matin
Arrivée en pays chauds
à la limite du coma
Terres ensablées
aux couleurs endiablées
Pays sucrés
Ici c’est oasis
Et tasses de thé
Mirage en seul monde
C’est ondulant sur les épaules
Que la chaleur me frôle
Elle semble devenir
Une âme sans avenir
Les visages brunis
Des inconnus
devenus amis
Sont les seuls repères
Il semble que je sois
immigrée
Dans une autre atmosphère
Je t’ai cherché
partout
Dans les flous déserts
Et l’odeur de la mer
Salée à devenir fou
Laissée en travers
Du plexus solaire
Est venue en vagues
me secouer
Flânant sur les tapis
Tissés d’épais tissus
Je laisse dans l’ombre
Un peu tapit
Mon air las ou déçu
Et sous mes vieilles semelles
L’usure m’as usée
J’ai sur toi écrit tant de poèmes
Que je ne sais si je t’aime
ou seulement le mirage
De ton visage
J’ai offert à des mendiants
Quelques vers un peu luisants
Je les ai écrits en vrac
A défaut d’avoir dans mon sac
De quoi marchander
Je suis
comme dépouillée
