Le grand sage aux oiseaux
Le sage pense détenir des vérités
Dans une plume bien aiguisée
Mais l’oiseau le guide
« Si me plumer t’offre le verbe,
tu n’en restes pas moins le vide »
La parole nait des vapeurs
Lorsque les sanglots volent en nuages
La brume prend tout le corps,
« C’est comme un grand voyage »
Le grand sage sait écrire
Mais le vieux sage a peur de mourir
Et lorsqu’il faut déposer un point
Il se replie, s’en remet à demain
Le grand sage et l’oiseau
Il regarde la tornade danser
Elle siffle,
Il est assiégé
Le voilà pris de torpeur !
Il s’élance et « Je n’ai plus peur ! »
Le grand sage dépose dans sa main
La paume de son destin !
Il s’assure que personne ne voit
Et le grand sage se noie !
Bercé par des vents contraires
Le sud ou le nord,
tous chantent la terre…
La brise ou la rosée
Sur son torse, se défait
Un manteau nudité
Sa peau tremble, elle disparaît
Et le sage parle l’oiseau
*
Partie 1 ICI
*
Le Fou ICI
