Indigo

Des années, ton souffle m’appelle
Condamné, qui chaque jour, répond à l’appel
De violents orages ont bafoué mon nom
J’avance le coeur nage, l’esprit au bataillon
Les barreaux me scient les poumons
Dents balafrées et mots d’amour
Je me souviens, si bon de te connaître un jour

Des années que ton souffle m’appelle
Les couloirs, je traverse en rythmes querelles
La mort me semble presque être belle
De violents orages ont secoué mon coeur
Le corps devenu sage, s’en est allée la peur
Les barreaux d’une cellule où je m’efface
Egaré en un cachot de glace,

Des années que ton souffle m’appelle
Un condamné qui chaque jour fantasme sa belle
Des nuits où je m’écorche à te crier
Ton nom que je répète! Ne jamais oublier
Au travers des judas, guette le jardin
Le chêne de saison rythme le refrain
Je me surprends à envier les feuilles mortes
Songeant même à me trancher l’aorte
Aveuglé  de chagrin

Des années que ton souffle m’appelle
Un condamné, chaque jour, purge sa peine
Les couloirs défilent sous nos pieds assoiffés
Les murs sont décrépits,
j’arrache la peinture avec les doigts
Déchirant les fresques à chaque fois

Ongles ornés violet

La couleur de ton corps au mois de mai

Laisser un commentaire