Asile

Une larme pluie coule des nuages asiles. Le soleil est au nord, kidnappé. La vie jaillit du sang qui s’évade des plaies. Des gouttes tachent la robe argent parée d’un souffle, creuse les fils blancs.
Elle aspire le silence abysse, voutée par l’amour qui ne la comprends pas.

Un pas pour défier le vide, fermant les yeux sur les rigoles de toits. 

Un éclair la poursuit en traversant le ciel, animant la peine d’un grand froid. La peau grelotte et serre, la poitrine d’un invisible drap de soie.
C’est un siège en guerre blonde, les cheveux bravant les habits déchirés d’effroi. La vue d’ici vibre et gronde, négligeant la forme qui ne convient pas.

Un ongle s’échappe au sol aérien, alarmant le corps qu’il doit céder.
Horizon en oeil or dessiné d’un khôl goudron, l’asile s’éloigne et elle dort, la belle dont j’ai perdu le nom.

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