Visage halé par la nuit, ombre la peau de plis, de creux auréoles autour des yeux. Une larme agresse la paupière qui se débat d’un cil chance.
Il ne veut plus de vœux, laissant les souhaits à un monde qui l’avale. Englouti d’une terre qu’il a déjà perdu.
Gestes rêches comme tissus griffent l’intime. Il se plie à fuir la douleur qui le garde en vie.
Le jardin s’étire, oasis de l’âme, assoiffée d’une sève laissée au désert.
Râle manteau, entoure le squelette fossile.
Mot qui grandit, courage résurrection, en gorge qui tente la noyade du son. Étouffant une toux, déchire les alvéoles qui déjà regrettent une tentative de souffle.
Doigts s’emmêlent en tour cou, s’étrangle d’un orgueil passage.
Rébellion de forces qui s’éloignent, il tend une main faucheuse de secondes.
D’une vie qui se compte en précipitations.
