Paix

Elle a dansé l’aube mais l’aube ne chante, silence. Sur la ville, se lève en drapeau blanc.
Paix de ruines, cherche la vie en débris de sang. 

Catacombes humaines, les errances de chiens aux chemins noirs de plombs.

Un corps costume à la rue nue, suie de bois brûlés, flammes marécages aux pieds noyés de râles. Elle a dansé la paix dans l’aube abyssale.

Rire fou, s’élève en langue dragon guerrier, frappe un tambour de char. Elle retient le souffle, seul or de son hôte.
Les épaules se jouent ombres, à distance de vue, à retrait de sanglots.

Notes orients sur les ténèbres des cheveux noirs, à la volée d’un pas de trop. Elle danse à ne pas voir, d’une hanche qui cueille le jour, soleil cruel à observer sans mots.

Peau percée à l’os, trébuchant l’enfance qui supplie la mort, brûlant aux rayons glacés de feu.

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