Chaque jour est une brèche, le temps ne lui appartient plus.
Alité sur l’ardoise de ses dettes, à tenter la fissure, brisant l’aube qui se moque.
Reflet en vitre polie par les sables, arrachant le profil qui se tord en tâches, grimaçant la plage étouffée par la mer.
Vague qui patiente le saut.
Foule d’ombres danse en murs assiégés, s’étirant d’une rose à la robe évanouie.
Le menton se relève d’un sanglot, rejeté.
Avalant d’une langue à maudire le palais ce qu’il mord de dignité, cinglant l’éclat du soleil trop fier pour se lasser.
D’une manche humide qui se gorge de buée, il imagine un hublot sur le monde.
Et les ailes qui combattent le temps, essoufflées des assauts rafales, crient aux âmes migratoires.
Râle rouge efface d’un voile, le voyage du jour.
