Il a déchiré le ciel d’un cri, sel qui s’arrache en peau de suie, rageant la mer qui se débat.
Il a pleuré la terre qui a trahi.
La solitude d’être un enfant de pluie.
Il crie la mer et la mer l’emporte, une vague efface la terre, « qu’importe! ». Un cil sauvage frappe le ciel aveugle, les joues salées en peines d’eau.
Rêves incendies, à saigner le bleu des oasis, à cracher le feu des alizés.
Il voulait garder la mer qu’il sait devoir quitter.
Il dévore les entrailles du monde, des bleus auréoles la chaire en routes du pacifique. Il cherche les nuages qui lui ressemblent, visages blancs parés de cendres, pleurant la ronde des albatros.
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