Jo

Éreinté de rêver la terre ou la pluie, il s’immole. Songe à l’absolu, monde, le désert se boit.
Sable lumière où s’effondrent les planètes. Il patiente.

Attendri d’observer l’infini, terrassé d’une pénitence qui s’interroge, il dévale les sentiers du froid.
Alpiniste aux silences, les roches déchirent la glace où les veines s’assèchent de sang.
Cœur, à grimacer un battement, horizon qui s’étire en jardin de ronces. Taillé jusqu’à l’os, moelle se délivre d’un étau de chaire, l’orage se déploie.

Il est éclair dans le grand vide.

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