Sahara

Il empiète sur le monde, pas noyés aux sables. Sahara grogne, murmure, se dérobe à la raison.
Chevaux de vents secouent la terre, une fleur au halo du soleil se cabre.

Et il court, s’épuise au chapelet des îlots mirages.
L’eau vient à manquer.
Gorge se serre sur un palais de dents fossiles, il souffle la terre d’une toux de cris.

Au grand Ra soulevant la vie d’une main, il s’abandonne et contourne le corps assoiffé.