Zestes

Elle a pleuré une vie qui ne garde que les dents, un sourire aphonie, elle qui songeait avoir compté. Les rires autres, ils passent, elle ne peut attraper la scène qui se lamente, pieuses chaises à déserter. Elle songeait avoir compté. Des zestes de jour grimpent les estrades, déjà s’émiettent. Fils hirsutes du balai saignentLire la suite « Zestes »

Brèche

Chaque jour est une brèche, le temps ne lui appartient plus.Alité sur l’ardoise de ses dettes, à tenter la fissure, brisant l’aube qui se moque. Reflet en vitre polie par les sables, arrachant le profil qui se tord en tâches, grimaçant la plage étouffée par la mer. Vague qui patiente le saut. Foule d’ombres danseLire la suite « Brèche »

Temps

Visage halé par la nuit, ombre la peau de plis, de creux auréoles autour des yeux. Une larme agresse la paupière qui se débat d’un cil chance. Il ne veut plus de vœux, laissant les souhaits à un monde qui l’avale. Englouti d’une terre qu’il a déjà perdu.Gestes rêches comme tissus griffent l’intime. Il se plieLire la suite « Temps »

Lune

Les bras étirés en horizons, un souffle qui souffre d’un dernier là, une note signée garçon. Spirale d’esprit où glisse l’aiguille qui se plie, de gagner une heure. Invisible au coeur détaché, un rire rose déferlante, d’une dent nacre s’effrite. Une ride craque et le temps se déchire. Lèvres fendues embrassent la poussière qui danseLire la suite « Lune »

L’absente

Le dos jeté en arrière. Comme s’ouvrent les ailes d’un cyclone fou.Sa peau a touché le feu de la terre, guettant le bruit qui patientait de cogner le cou.Elle n’a plus pensé à la mer, vague pays qui lui manquait, brisant le corps d’un air fier, éprise d’une proie que l’on ne peut libérer. LaLire la suite « L’absente »

Asile

Une larme pluie coule des nuages asiles. Le soleil est au nord, kidnappé. La vie jaillit du sang qui s’évade des plaies. Des gouttes tachent la robe argent parée d’un souffle, creuse les fils blancs.Elle aspire le silence abysse, voutée par l’amour qui ne la comprends pas. Un pas pour défier le vide, fermant lesLire la suite « Asile »

Soul vibration

La plage s’éloigne Se retire Comme on ravale les mots impossibles à dire Mangés par l’horizonLe bleu figé de sel glaçon La terre sombre derrière une voile noire Et s’enfuit l’océan paré d’ivoire La plage s’éloigne comme une mère meurtlaissant une main repliée Cherchant partout à étouffer le coeur en mal de sang *