Touché, couler, assoupi au trépas. Il épuise la douleur qui ploie, aux rosiers tyrans. Le monde a cessé de danser, brume éternelle pleure le jardin. L’échappée satisfaction à dompter le temps, aux adieux, jetant d’un cri la mer qui a bercé.
Archives de l’étiquette : Poésie
Souffles
Il tousse au rythme des mâts, bougent à marée haute. A briser le temps d’un cri, passant au vent rafales.Il s’éteint, un rêve chasseur de Saints, domptant la nuit en faux héros. Au dernier souffle, il défait les lianes d’une vie qui le dérobe. Un monde qu’il avait pensé fou.Mendiant d’espoirs, à sang le saoul,Lire la suite « Souffles »
Les vagues
J’ai construit un radeau Un bateau J’ai aménagé des lattes ensemble Pour créer une barque Qui nous assemble J’ai joué du tambour Sur ton corps Lorsqu’on disait l’amour Et j’ai construit un navire Un moyen de voguer vers l’avenir Au chaud contre la peau Ton visage J’ai construit chaque jour AvecLire la suite « Les vagues »
Flamme
L’autre est un étranger, ombre se déplie aux corbeaux.La cendre, en fumée a remplacé le souffle, elle le mange. Il est furie au bétail, carcasse de faim, illusion festin d’hiver. Foudre où glace se fond à la superbe du roi oublié. Aux ongles déchirants la terre, il prend peur, bile l’eau qu’il crache d’un sanglot.AffaméLire la suite « Flamme »
Sahara
Il empiète sur le monde, pas noyés aux sables. Sahara grogne, murmure, se dérobe à la raison.Chevaux de vents secouent la terre, une fleur au halo du soleil se cabre. Et il court, s’épuise au chapelet des îlots mirages.L’eau vient à manquer.Gorge se serre sur un palais de dents fossiles, il souffle la terre d’uneLire la suite « Sahara »
Jo
Éreinté de rêver la terre ou la pluie, il s’immole. Songe à l’absolu, monde, le désert se boit.Sable lumière où s’effondrent les planètes. Il patiente. Attendri d’observer l’infini, terrassé d’une pénitence qui s’interroge, il dévale les sentiers du froid.Alpiniste aux silences, les roches déchirent la glace où les veines s’assèchent de sang.Cœur, à grimacer unLire la suite « Jo »
Ondes
Il est, hors du temps, laissé à l’absence du trouble. Une aiguille brise l’heure qu’elle déchire en supplices. Oiseaux de pluie tissent le ciel d’ondes souvenirs, il écoute la mer qui s’éloigne. Assis en pénombre des jours, voyageur des vols auréoles, il se retire. Une larme brûle la fossette d’âge. Au chevet de l’amour quiLire la suite « Ondes »
00h40
Il a tenté un cri, échos sourds aux étoiles chutent. Renverse à terre, assaut d’un élan secours. Mais la nuit est absente. Dos courbé de nerfs qui tirent guitare, cordes de corps gravées de rouille, accords pétris d’ongles cassés. Le vent frappe le temps, maudit au peuplier, dans la fenêtre paysage. Refusant l’offrande d’un morceau, musiqueLire la suite « 00h40 »
Pluie
Il a déchiré le ciel d’un cri, sel qui s’arrache en peau de suie, rageant la mer qui se débat. Il a pleuré la terre qui a trahi. La solitude d’être un enfant de pluie. Il crie la mer et la mer l’emporte, une vague efface la terre, « qu’importe! ». Un cil sauvage frappeLire la suite « Pluie »
Zestes
Elle a pleuré une vie qui ne garde que les dents, un sourire aphonie, elle qui songeait avoir compté. Les rires autres, ils passent, elle ne peut attraper la scène qui se lamente, pieuses chaises à déserter. Elle songeait avoir compté. Des zestes de jour grimpent les estrades, déjà s’émiettent. Fils hirsutes du balai saignentLire la suite « Zestes »
