Eveil en sursaut dans un matin anthracite
Il s’élève avec les oiseaux revenus des criques
Accroché aux hublots pour mieux se dresser
Savourant d’un grand bâillement les cils encore collés
Je t’embrasse
Dans une minute que l’on voudrait des heures
Je t’enlace
Près d’un chant de sirène en souvenir
Les goélands tiraillent l’aube pour mieux s’enfuir
Les épaules qu’il déploie se hissent tel un mât
Et sa bouche vient en un gouffre assoiffé
Près de mon cou, moi aussi me réveiller
