L’ours

Il s’appelle OcéanLa terre il ne l’a jamais compriseSa quête est d’embrasser le ventGuettant la frêle briseQui fait valser les voiles d’argent Il s’appelle OcéanRepeuplant les mers de sentimentsUn air fier à chasser le ventLes pommettes saignées de ridesCraignant la terre comme on évite le videIl a vendu son âme à l’AtlantiqueUn silence en perlesLire la suite « L’ours »

A l’Est

Tu t’éloignes mais tu reviensD’une syllabe qui se chasse d’une mainUn silence qui patienteEntre deux dents décolléesLe bonheur est au bout de la langueQuand le palais claque d’un verbe décoréSur la salive où voguent puis tanguentUn peu de rimes serbesIl estVenu de l’Est en étrangerLe visage dessiné de rêves ravagésLa fumée semble décorer d’un mégotLesLire la suite « A l’Est »

Zéro

° Assiégé de vagues tel un matelotLe regard au large, l’esprit au cap zéroLe mat qui se lève imite la force du poingLe coeur de grève irriguant chacune des mainsLa rébellion solaire qui tape les manillesAbreuve d’un air fier mes sèches narinesL’âme s’habille de dentelles salées La peau saigne des embruns qui me frappentJe tiensLire la suite « Zéro »

Phare

* Marins en vieille marineLes mains à gifler le videIls boivent à se gonfler la panseS’enlacent et songent à quitter la France Ils rejettent leurs rages en hérosD’autres abjects vous jurent des rotsD’un râle ils s’éteignent dans les bas-fonds bistrotsL’air tristement fier d’une ardoise endettée Des poètes, des auteurs, des étrangersDes accents aigus en virgulesLire la suite « Phare »

Bleu

* * Bleu Comme s’ouvrent les yeuxSur le mondeAu matin,le ciel assombri de mémoires de luneChevauchant les montagnes où le sommet, triomphantJaillit aux promesses du soleil argent  Bleu La sueur sur le visageIrriguant le voyageDe tes iris Chute abyssale dans les catacombesDes pupilles noires et fièresLe bassin se tourne Tombe Sur le sol, noyé àLire la suite « Bleu »

Etoile de mai

Sur le sol à s’étouffer de graviersDanse la terre en feuilles séchéesAmenées par les tempêtes de ragesPiétinées par nos pas hâtésDes natures mortes soufflent le paysageIl n’y a plus rien de l’été C’est une étoile qui naîtÀ éclore comme une fleur de mai A l’aube le silence s’ouvre en becs charognesDes ailes closes pour seLire la suite « Etoile de mai »

Horla

* Pétrifié dans la chambre à chercher le HorlaLe corps alourdi d’un songe trouble et amerJ’essaie de taire les épaisses paupièresUne flamme s’élève en seule lumièreLe voile se déchire et s’en va Le coeur voûté, courbé à enlacer la terreJ’invoque l’esprit d’une âme guerrièreCherchant des bras amis pour me chérirFuyant la nuit qui ne dortLire la suite « Horla »